vendredi 13 janvier 2017

A quand la salsa verde équitable


On a tous un jour vu une publicité, ou même bu un café dis équitable. Équitable parce que les gens qui cultivent et récoltent le café reçoivent leur juste part. Aujourd'hui les tomates vertes que j'ai vues et qui étaient destinés à une usine de Guadalajara qui fabrique de la salsa verde, n'avaient rien d'équitable. Seulement la compagnie qui fabriquent la salsa et le fermier propriétaire du champ vont se mettre de l'argent dans les poches. Les familles qui travaillaient à récolter les tomates ne pourront eux, que survivre, ça me fâche et me dérange.

C’est probablement pourquoi à quatre heure et demi du matin je me suis levé pour écrire sur le sujet. Je tourne dans mon lit depuis une heure, je repense a cet après-midi et au quelques autres fois, ou moi et Sandra se sont rendus aux champs pour aider Stephy et David, qui ont comme mission d'aider les autres.

Ils n'ont pas trente ans, parents de trois enfants et travailleurs autonome. Stephy fait de la photographie, mariage etc. David organise des activités pour enfants dans les hôtels style tout inclus de Puerto Vallarta.

Le reste du temps ils s'occupent d'apporter un peu de bonheur, de la nourriture et des items essentiels comme des couches de bébé, des vêtements, des couvertures à des gens dans le besoin. Ils ont choisi de s'occuper plus particulièrement de familles nomades qui se déplacent au Mexique en suivant les cultures pour faire les récoltes.

Ce qui me garde éveiller ce n'est pas ce que j'ai vu qui me trouble à ce point, mais le pourquoi. Pourquoi de nos jours cette pauvreté extrême existe toujours, pourquoi des fermiers Mexicains qui eux se tirent bien d'affaire exploite cette situation à leur avantage.

Vous savez tous que les fermiers au Québec et ailleurs au Canada engagent chaque année des travailleurs Mexicains. Il y a le manque de main d’œuvre qui justifie la situation mais aussi le fait que le travail est difficile et peu attrayant vu le salaire payé. À ne pas oublier dans l'équation, la productivité de ces travailleurs Mexicains, nettement supérieur à nos travailleurs Canadiens.

Jusque là j'en suis certain vous vous dites : ''Les fermiers les payent bien, ils doivent leur fournir un minimum pour le logement, ils sont couvert par l'assurance maladie pendant leur séjour au Canada etc. Pour les Mexicains c'est une façon de gagner de l'argent et d'améliorer leur sort''.

Je suis d'accord à 100%, tout le monde y trouve son compte. Comme preuve je me suis fait demandé plusieurs fois par des ouvriers Mexicains, qu'est ce qu'il faut faire pour aller travailler au Canada? Pour votre information tout le processus de recrutement se fait via les deux agences du gouvernement Canadien et Mexicain, les candidats doivent être âgés entre 22 et 45 ans.




La situation ici est tout autre, ces familles de travailleurs ne disposent même pas du minimum, même s'ils travaillent de façon acharné 10 heures ou plus par jour, une famille de cinq ou six, ne gagne que 100 pesos net par jour. Ça veut dire moins de 7$, à peine 1$ par personne par jour. Tout ce que tu peut acheter ici pour 1$ c'est un paquet de tortillas.

Si le coté financier s'explique facilement car les chiffres sont faciles à comprendre, il en va tout autrement pour expliquer ce que vivent ces familles. Je vais essayer de vous faire visualiser la situation.

Ils se déplacent constamment, ils n'ont donc pas d'attache ni de résidence fixe, les enfants ne vont pas à l'école, ils ne savent ni lire ni écrire. Ils s’accommodent de petits appartements ou de maisons désaffectés pour se loger. Les enfants doivent travailler et sont mis à contribution très jeunes, à quatre ou cinq ans on t’apprend comment ça se ramasse des tomates! Les plus petits attendent en jouant avec une branche de bois ou un bouteille vide. Une des filles se charge des bébés, le jour de notre visite au champ de tomate il y avait deux bébés d'environ 2 mois qui étaient pris en charge par une fillette qui devait avoir cinq ou six ans. Ils sont assis par terre dans la poussière, les plus chanceux sur un morceau de carton. Ceux qui ont un an ou deux sont fesse à l'air, ils ne portent des pantalons que quand ils sont propres, car faire du lavage c'est compliqué quand t'a pas d'eau.

Je pourrait bien vous décrire la saleté sur leur visage, les sécrétions qui leur pendent au bout du nez, les infections qu'on voit dans leur yeux, mais ce serait un peu long et compliqué. Allez plutôt voir les photos sur le site de Stephy et David.

Et si le cœur vous en dit et que vous voulez aider un peu en faisant un don, aller sur leur page Facebook à l'adresse suivante : Brighter Future Building Communities
Et croyez moi sur parole 100% des dons sont utilisés pour améliorer les conditions de vie des ces familles qui sont à mon avis traiter de façon INÉQUITABLE.